Petit retour sur mon expérience du Celtik Fest
J’ai envie de partager avec vous mon expérience de ce week end au Celtik Fest, à côté du Mans (72).
Une première pour moi de participer, en tant qu’exposant, à un Festival de musique. La thématique s’y prêtait, ainsi que la présence d’un village artisanal. D’ailleurs, c’est également auprès des autres exposants que j’ai fait de très belles rencontres, mais j’y reviendrai plus tard.
Une arrivée en Terre inconnue
Mon espace était parfait, les organisateurs m’avaient mis en place un barnum à côté de mon espace afin que je puisse faire des soins si l’occasion se présentait, l’accueil a été très bon, même si j’ai pu sentir rapidement une forme de questionnement autour de ma pratique et ma présence sur le lieu. Effectivement, il ne s’agit pas là d’un salon du Bien-être et de ce fait, ma pratique peut forcément interroger les personnes et c’est ok. (Déjà que dans un salon consacré au bien être, tout le monde n’est pas forcément ouvert à cela…).
Je m’installe tranquillement et fait ma cérémonie d’ouverture, pendant que les groupes répètent sur scène. A la fin, la première question arrive : « J’ai entendu que vous avez fait du tambour, qu’est-ce que c’est ?» me demande un bénévole. J’adore que les personnes viennent poser des questions et pouvoir parler de ce que je fais. Je lui explique donc que quand j’arrive dans un lieu, j’aime honorer et remercier les esprits du lieu pour m’accueillir et que quand je participe à un évènement, comme celui-ci, je fais en plus une petite cérémonie pour demander aux esprits de protéger le lieu, l’événement et de permettre à chaque participant (organisateur, bénévole, exposant, musicien, festivalier) de trouver ce qu’ils sont venus chercher. Mon explication semble le toucher.
Une première soirée particulière
Alors, la première soirée a été assez particulière : peu de personnes sont venues sur le village artisanal, encore moi sur mon stand. Cela m’a permis d’aller à la rencontre des autres exposants, enfin certains. J’ai beaucoup aimé un stand présentant des vins d’antan, vin aux épices, avec de vraies recettes retrouvées dont la plus ancienne remonte à la période gallo-romaine, et donc à la fin de l’empire Celte ; mon voisin également qui proposait, entre autre, une dégustation d’hydromel et qui n’hésitait jamais à déboucher une nouvelle bouteille pour me la faire gouter ; Anne et ses articles en cuir que j’avais eu le plaisir de rencontrer déjà au marché de Noël de Chantepie ; et David, un forgeron autodidacte, passionné et passionnant autour de son travail. J’avoue que le travail de forge m’attire et me passionne également. Nous avons donc échangé tout un moment et j’ai pu lui faire part de mon ressenti autour de cet art, qui, pour moi relève d’un vrai travail d’alchimiste en modifiant la matière (Terre) à l’aide des autres éléments : bien entendu le Feu, mais également l’Air pour contrôler le feu et le garder à la bonne température et l’eau pour refroidir rapidement le fer travailler et lui donner ses qualités.
J’ai tout de même eu la visite d’une personne se présentant comme n’allant pas bien du tout et ayant essayé plein d’approches différentes sans résultat… Nous avons échangé un long moment, prenant le temps de l’écouter, laissant des longs silence, essayant en vain de tirer un fil ou de faire une proposition pour sortir de cette position enfermante mais rien ne semblait l’accrocher…
Après un énième long silence, elle m’a dit qu’elle allait me laisser et que visiblement je ne pouvais sauver tout le monde… Je lui ai donc répondu que cela n’était absolument pas ma volonté. Qu’elle seule avait la possibilité de se sauver et que je ne pouvais que l’accompagner sur ce chemin. C’est surement la seule phrase qui a semblée l’avoir touché alors qu’elle prenait la direction de la sortie.
C’est là un point essentiel de ma pratique, mais également de toute pratique concernant le bien être : nous ne sommes pas magicien et encore moins des sauveurs, nous ne faisons pas de miracles, en tout cas, pas moi ! J’accompagne des personnes qui ont choisi de prendre un chemin (pas forcément facile) de travail sur soi, de guérison des blessures conscientes ou inconscientes. Je peux les aider à passer des caps, à libérer des choses mais le plus gros du travail, c’est elles qui le font… Si une personne n’est pas prête à se confronter à elle-même, si elle n’a pas envie de bouger, si les autres sont systématiquement responsables de ce qui lui arrive, je pourrai faire toutes les cérémonies possibles, cela ne changera à sa situation.
La première soirée s’est terminée ainsi… Je me suis donc un peu demandé ce que je faisais là et si tout s’était organisé uniquement pour que je puisse délivrer ce message à cette personne… En tout cas, la musique était sympa et j’ai tout de même passé une très belle soirée, donc tout est juste !
Mais au final, un bel espace de rencontres
La seconde journée, le festival ouvrait ses portes à 17h, j’y suis allé en avance pour me mettre dans l’ambiance et l’occasion également d’échanger avec quelques bénévoles et les autres exposants.
Le fait de commencer plus tôt a permis aux personnes présentes le samedi, de prendre le temps de venir « visiter » le village et cela a été l’occasion de très belles rencontres en tout genre : des personnes énergéticiennes qui ne connaissaient pas les pratiques chamaniques et donc des échanges autour des manières de procéder qui se rejoignent très souvent ; des personnes simplement curieuses mais très intéressé pour découvrir ; des personnes connaissant l’approche chamanique et s’intéressant de ce fait à ma pratique Celte ; des personnes profondément ancrées dans l’énergie Celte et qui du coup ont été attirées par mon espace ; des personnes qui ne savaient pas trop pourquoi elles étaient là mais qui avaient besoin d’échanger avec moi, convaincues qu’il n’y a pas de hasard mais seulement des rendez-vous.
Chaque rencontre a donné lieu à de très beaux moments de partage. J’ai également eu deux personnes qui auraient été intéressées pour faire un soin pendant la soirée mais je les en ai dissuadés au vu de l’environnement sonore du festival. Je ne doute pas que les soins auraient très bien fonctionnées, mais l’expérience aurait été faussée.
Il y a eu également quelques échanges de regard avec des personnes a priori intéressée par ce que je proposais mais qui n’ont pas eu la possibilité de quitter le groupe avec lequel elles étaient pour venir me parler. Je ne doute pas qu’elles auront trouvé l’occasion de venir prendre discrètement ma carte ou de me retrouver sur internet si cela doit se faire.
Dans toutes ses visites, il y a également eu David, notre forgeron, qui est venu s’intéresser à ma pratique. C’est vraiment une belle rencontre de ce festival et il m’a invité à venir une journée m’essayer à la forge chez lui. C’est un cadeau inestimable qu’il m’a fait et j’ai hâte d’y être. Nous avons convenu d’un échange de pratique et que je lui ferai un soin, à cette occasion, afin qu’il puisse également découvrir mon univers.
Et je voulais également évoquer la rencontre avec un groupe de scout(e)s qui étaient présent(e)s, comme bénévoles, sur le festival. J’en parle car leur approche m’a fait sourire. C’est avant tout une personne qui est venue, une demi-heure avant la fin du festival, mêlant curiosité et crainte, le groupe restant présent mais en retrait.. Elle m'a abordé avec cette question ; « qu’est-ce que vous pouvez voir en moi ? » … « Euh… Rien, je ne vois pas dans les gens, je vais partir de ce qu’ils ont à me dire… » Une fois la discussion commencée, l’ensemble du groupe s’est approché pour y prendre part. Je n’avais pas transformé le messager en crapaud, il n’y avait donc plus de risque ! (Je plaisante, quoi que…). Cela a vraiment été un très beau partage autour de ma pratique mais également, de la spiritualité, de la question des religions, des représentations sociales et sociétales, des croyances de chacun). Un grand merci à chacun d'eux pour ce moment si riche !
Le festival s’est donc terminé sur ces échanges et me laisse, encore une fois, plein de gratitude pour tous ces moments que mon chemin m’amène à vivre. Découvrir des univers, des ambiances très différentes car tous ces échanges se sont faits au son de la musique Celtique, dans les univers variés également des différents groupes qui se sont succédés. Je n’ai aucun doute sur ma présence à la troisième édition de ce festival, en mars 2027, si l’occasion se représente !

